La Balade Médiévale à Draguignan
Une balade culturelle et ludique
Une balade culturelle et ludique
Venez découvrir l’histoire fascinante de la ville et rencontrer des personnages marquants de l’époque médiévale. Pour cela, nous vous invitons à aller sur dix sites emblématiques en suivant les points de « la balade médiévale à Draguignan »…
Des reconstitutions 3D permettent de retrouver le Draguignan du Moyen Âge à travers des énigmes et des jeux pour progresser dans l’enquête.
Le carnet de Sybille rassemble l’ensemble des repères et informations historiques indispensables au fil de votre aventure.
En 1230, Blanche de Castille, mère du roi de France, Louix IX, est intriguée par le développement de Draguignan, ville du Comté de Provence. Elle mandate Sybille pour enquêter sur l’origine des richesses de la ville. Lors de cette balade, vous accompagnez Sybille dans sa découverte des mystères de la fameuse cité.
1 - Le couvent des Cordeliers
Patrimoine religieux • XIᵉ – XVIIIᵉ siècle
Plus ancien couvent de Draguignan, il est implanté au XIᵉ siècle par les Bénédictins le long de la voie médiévale (actuelle rue Cisson). Sa chapelle constituait alors le plus grand édifice visible pour les voyageurs arrivant par la route d’Aix-en-Provence.
Du XIIIᵉ au XVIIIᵉ siècle, le grand ensemble accueille les moines franciscains, dits « Cordeliers » en référence à la corde nouée à leur taille. Devenu aujourd’hui l’Hôtel de Ville de Draguignan, le site en conserve de précieux vestiges.
2 - La porte d’Aurenge
Fortifications • Porte dorée
Porte principale du rempart de la cité comtale, également appelée porte « Auraïca » (qui signifierait « dorée »), elle fut la plus importante et majestueuse des entrées de la ville.
Détruite au XIXᵉ siècle pour faciliter le passage des chariots, ses vestiges sont encore visibles au 1, place du Marché. Devant cette porte, hors des remparts, se tenait le grand marché comtal, une vocation marchande toujours bien vivante aujourd’hui.
3 - L’église Saint-Michel
Patrimoine religieux • XIIᵉ – XIXᵉ siècle
Première église paroissiale de la cité, tenue par des chanoines et citée dès 1104 dans les registres de l’archevêché. Bâtie à l’origine hors du premier rempart, elle est englobée dans la ville au XIIIᵉ siècle lors de l’extension de l’enceinte.
Agrandie et remaniée à plusieurs reprises jusqu’au XIXᵉ siècle, elle représentait le premier grand édifice visible pour les voyageurs franchissant la porte d’Aurenge.
4 - La maison médiévale
Architecture civile • Monument historique
Implantée dans la rue Juiverie, habitée pendant plus de deux siècles par la communauté juive. Cette demeure de style roman se distingue par une architecture raffinée et un ensemble de voûtes intérieures capable d’accueillir une large assemblée.
Synagogue médiévale ou riche comptoir commercial ? La question demeure ouverte. L’édifice est officiellement classé Monument historique depuis 1996.
5 - La Portaiguières
Tours-portes & Métiers de l’eau
« Porto Aiguiero », la porte des « eaux », régulait l’accès depuis la route de Riez et comptait parmi les quatre tours-portes de Draguignan. Son nom provient des canaux dérivés à cet endroit pour approvisionner la ville, les cultures et les moulins.
Le quartier des tanneurs s’y est développé au Moyen Âge grâce au traitement du cuir. Il était relégué hors des remparts afin de bénéficier de l’eau courante et d’épargner à la cité les fortes odeurs des peaux.
6 - La maison du bourreau
Justice comtale & Société
Demeure du dernier bourreau de Draguignan, immédiatement reconnaissable à sa porte rouge. Exécutant les arrêts des officiers du comte, le bourreau vivait en marge de la société et assurait également des charges de salubrité publique.
Il bénéficiait du droit de havage (prélèvement en nature sur les étals des marchands). Devenue musée, cette bâtisse retrace les rouages de la justice et de l’histoire pénale locale.
7 - La Tour de l’Horloge
Symbole castral • Plateau de la Rocca
Érigée sur l’éperon calcaire de la Rocca au XIIIᵉ siècle, elle servait à la fois de vigie imprenable sur la plaine et d’incarnation du pouvoir. Intégrée au premier rempart, elle abritait le logis du viguier et les prisons seigneuriales.
Détruite puis reconstruite à plusieurs reprises au fil des conflits, la tour actuelle date du XVIIᵉ siècle : il s’agit de la quatrième version de cet édifice emblématique.
8 - La chapelle Saint-Sauveur
Patrimoine roman • Ordre des Hospitaliers
Chapelle romane du XIᵉ siècle et seul vestige subsistant du plateau castral primitif. Elle appartenait à l’origine aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem avant d’accueillir les réunions des pénitents.
Tour à tour dépôt d’explosifs et bergerie, elle fut rachetée et préservée par la commune. Inscrite aux Monuments historiques depuis 1993, elle est aujourd’hui consacrée à l’art de Danielle Jacqui.
9 - Le jardin Béatrice de Provence
Histoire comtale & Plantes médicinales
Créé en hommage à la comtesse Béatrice, fille de Raymond Bérenger V, devenue reine de Naples et de Sicile après son mariage en 1246 avec Charles Iᵉʳ d’Anjou.
Sur cet espace castral autrefois densément bâti, le jardin apportait légumes et fruits aux occupants, tout en cultivant les plantes médicinales nécessaires aux soins quotidiens.
10 - La porte romaine
Voies antiques & Accueil des marchands
Troisième porte majeure de la cité fortifiée, ouvrant sur la voie romaine vers Fréjus. Au XIIIᵉ siècle, l’auberge des Trois Rois y accueillait les voyageurs arrivant par Trans et les Négadis.
Son esplanade donne naissance à la place aux Herbes au XVIIᵉ siècle. En 1277, l’hôpital Saint-Jacques fut fondé à l’extérieur des remparts pour préserver la ville des épidémies.
Les coulisses et le retour en images :
Les coulisses et les clés du projet :